Fin d’une semaine de grève

D’autres mobilisations à venir pour les étudiants du Cégep St-Laurent

Les étudiants du Cégep St-Laurent ont conclu vendredi dernier leur grève d’une semaine, mais ils promettent que ce n’est pas la fin de leur mouvement contre l’. Après des négociations difficiles avec l’administration, une occupation pacifique du Cégep réprimée par le SPVM et plusieurs manifestations, les membres de l’Association étudiante du Cégep Saint-Laurent (AECSL) se disent déterminés à continuer de se battre pour obtenir leurs revendications. 

Les étudiants revendiquent l’accès à des locaux d’étude dans la bibliothèque, qu’un local soit attribué à l’infirmière de l’école, que tous les employés du Cégep obtiennent un poste permanent et que le Cégep prenne position contre l’austérité alors qu’une grande partie de l’établissement est actuellement condamnée en raison de bris majeurs. 

Selon l’AECSL, aucune des revendications n’ont été accordées par l’administration, qui “[manquerait] de transparence” et “ne se [sentirait] pas redevable envers les étudiants”. 

Présente lors de l’occupation du collège le 23 mars, L’Étoile du Nord a capté des images de Mathieu Cormier, directeur général de l’établissement, riant aux éclats au moment où un occupant affirme qu’ils quitteront pacifiquement les lieux si leurs revendications sont satisfaites. Sur la vidéo, le DG apparaît entouré de policiers du SPVM et d’agents de sécurité privés alors qu’il enjoint les étudiants à quitter leur école, sous peine d’être expulsés de force. 

Une heure à peine après que les étudiants ont été expulsés de force de l’établissement, ils ont reçu un courriel de la direction affirmant que toutes les activités seraient suspendues sur le campus. Le courriel indique que “les personnes étudiantes ne sont plus tenues de se présenter au Cégep pour le piquetage quotidien”.

Plus d’une vingtaine de policiers étaient présents pour expulser les étudiants, lundi le 23 mars

Malgré cette communication, que l’AECSL juge être “une tentative claire de taire la population étudiante”, les étudiants ont poursuivi leur présence quotidienne sur la ligne de piquetage. “En dépit des avertissements de la direction, le piquetage a recommencé dès 5h30. Un campement a été monté vers 6h15 et nous avons atteint une centaine de grévistes vers 7h30.” peut-on lire dans un communiqué de presse de l’association étudiante. 

Un piquet dur a effectivement été maintenu tout au long de la semaine, du matin au soir. Les étudiants ont érigé des barricades pour assurer le respect de la grève et se sont occupés en fabriquant des bannières, jouant de la musique et préparant de la nourriture. 

Un commerce du coin offrait quotidiennement du café aux grévistes qui ont aussi reçu la visite de plusieurs cols bleus de la ville de , venus appuyer les étudiants dans une lutte contre l’austérité qu’ils considèrent intimement lié à leur propre mouvement de grève à venir en avril. 

Le mardi et le jeudi, les étudiants ont manifesté dans le quartier Saint-Laurent, transportant une grande bannière sur laquelle on pouvait lire “Continuez de couper, pis on va faire la grève en mai”. Les étudiants du Cégep ont voté pour une autre journée de grève le 1er mai, date de la Journée internationale des travailleurs. Tous les syndicats représentant les employés du Cégep doivent, pour leur part, se prononcer au cours des prochaines semaines sur la possibilité de déclencher eux aussi une grève en mai.

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