Coupure du programme de francisation

12 travailleurs perdent leurs emplois au Cégep de Saint-Laurent

Une autre vague d’ atteint une nouvelle fois le Cégep de Saint-Laurent, à . Les syndicats et les employés ont appris le 9 avril que le programme d’enseignement du français pour les immigrants allait être coupé dès la fin de la session d’hiver 2026. Douze travailleurs et travailleuses seront donc licenciés dans cette rupture de services avec le MIFI, le ministère de l’Immigration et de la Francisation.

L’Étoile du Nord s’est entretenue avec Philippe Soucy, président du Syndicat des professionnels du Cégep de Saint-Laurent, pour plus de détails. Il mentionne que le bâtiment est détérioré à un point où les cours doivent être donnés ailleurs, mais que la relocalisation des locaux ne convenait pas aux normes du ministère de l’Immigration. Une des raisons évoquées est l’accessibilité et la distance du métro.

« À la place de relocaliser ce monde-là, à la place de trouver des solutions dans les emplacements actuels, on coupe le programme. »

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement de la CAQ fait des coupures dans le programme de francisation. À la fin de 2024, une grande vague de coupures du programme de francisation a eu lieu à travers le Québec, entraînant le licenciement de plus de 200 enseignants, tel que rapporté par les grands médias et les syndicats.

Soucy fait également un lien entre ces coupures et l’austérité du gouvernement de la Coalition avenir Québec dans les dernières années, une austérité qui s’accélère au moment où leur mandat approche de la fin.

 « Ça s’inscrit aussi dans les coupes dans les services à francisation à plus large niveau, et dans l’austérité parce que là, ce qu’on nous dit, c’est que le ministère de l’Immigration n’était pas en mesure de garantir des revenus pour le service. »

Il souligne également l’absence totale de consultation des travailleurs avant de répondre aux enjeux:

« C’est sûr qu’on comprend mal pourquoi on n’a pas été consulté en amont. On aurait voulu proposer des solutions. Aussi, ça s’inscrit vraiment dans le contexte de déficit d’entretien des bâtiments au Cégep. »

L’absurde état des bâtiments et de nombreuses coupures de postes ont résulté à une surcharge de travail et une baisse de qualité des services aux étudiants. Ces enjeux ont mené à l’organisation d’une riposte par plusieurs travailleurs de l’école. Une grève étudiante d’une semaine et une occupation du Cégep Saint-Laurent par les élèves ont également eu lieu pour contrer les actions du gouvernement.

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