Les salariés des usines automobiles de Stellantis à Windsor, Toronto et Brampton, en Ontario, ont voté à une écrasante majorité en faveur de la grève, avec 97 % de « oui ». Actuellement, les négociations entre Unifor, qui représente les salariés, et le géant automobile Stellantis sont dans l’impasse.
Unifor représente plus de 9 000 travailleurs de Stellantis à travers le Canada, dont la plupart sont en Ontario. La section locale 444 de Windsor a indiqué que des milliers de personnes s’étaient rendues aux bureaux de vote la fin de semaine dernière. À l’heure actuelle, le syndicat n’est pas légalement en position de faire grève, car ni Stellantis ni Unifor n’ont déposé de préavis officiel auprès du ministère du Travail de l’Ontario.
La précarité d’emploi est l’un des principaux motifs de mécontentement de nombreux salariés. À l’heure actuelle, l’usine de Brampton, qui emploie 3 000 personnes, est à l’arrêt. Initialement, cette usine devait fermer en 2023 afin d’être réaménagée pour accueillir la nouvelle chaîne de production de la Jeep Compass, mais Stellantis affirme désormais que la guerre commerciale actuelle entre les États-Unis et le Canada a rendu ce projet économiquement irréalisable. Stellantis a transféré la production de la Jeep Compass vers une usine de Belvidere, dans l’Illinois.
En août de cette année, Stellantis a fait part de son intention de vendre l’usine à l’entreprise canadienne de défense Roschel. Toujours cette année, Roschel s’est vu attribuer un contrat en exclusivité par l’agence américaine de l’immigration et des douanes (ICE) pour une flotte de 20 véhicules tactiques résistants aux balles et aux explosions. Unifor affirme que cette vente, si elle se concrétise, aura un impact négatif sur les avantages sociaux, les retraites et les salaires des travailleurs.
Dans le communiqué de presse du syndicat, le responsable des négociations, James Stewart, déclare : « La grève est toujours un dernier recours, mais nous ne céderons pas et n’accepterons pas un accord qui affaiblirait la présence de Stellantis au sein de l’industrie automobile canadienne en raison de promesses non tenues qui causeraient davantage de dommages pour nos membres, leurs familles et les communautés qui comptent sur des emplois syndiqués de qualité dans le secteur automobile. »


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