Grève dans une usine de wagons en Ontario

Les travailleurs de National Steel Car reviennent sur les piquets de grève

Depuis le 12 août 2026, les travailleurs de l’usine de production de National Steel Car à , en Ontario, sont en grève. 79% des salariés de l’usine ont voté en faveur de la grève pour dénoncer les bas salaires, un programme d’incitation dangereux et une retraite qui devient de plus en plus inaccessible.

La section locale 7135 du Syndicat des Métallos, qui représente 1 200 salariés de l’entreprise, a indiqué avoir enregistré l’un de ses taux de participation les plus élevés de tous les temps: 91%. Des piquets de grève se sont formés devant l’usine de fabrication de wagons de fret, située à l’angle de l’avenue Kenilworth Nord et de la rue Burlington Est.

National Steel Car est le plus grand fabricant de wagons de fret du pays. Il produit pour le Canadien National, le Canadien Pacifique et de nombreuses entreprises basées aux .

Le programme d’incitation jugé dangereux prévoit une retenue de 25% sur le salaire des travailleurs s’ils n’atteignent pas les quotas de production fixés par la direction. Le président de la section locale 7135 des Métallos, Frank Crowder, a déclaré que si, auparavant, le programme était « géré de manière équitable », les quotas sont désormais trop élevés. Cela aurait conduit les travailleurs à adopter des pratiques dangereuses ou à travailler pendant leurs pauses pour atteindre leurs quotas.

Entre 2020 et 2022, trois travailleurs de National Steel Car ont trouvé la mort au travail: Fraser Cowan le 2 septembre 2020, Collin Grayley le 23 avril 2021 et Quoc Le le 6 juin 2022.

L’entreprise a proposé une augmentation salariale de 3% pour l’année à venir, puis de 2% pour les deux années suivantes — un taux inférieur à celui de l’. Le syndicat a également formulé des revendications concernant les retraites. National Steel Car compterait plus de 200 salariés âgés de plus de 60 ans.

C’est la deuxième fois en trois ans que ces salariés se mettent en grève. En 2023, ils avaient organisé des piquets de grève pour protester contre la baisse des salaires réels, le travail obligatoire le week-end et les violations flagrantes des règles de sécurité.

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